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Oct 21

Ath – Les géants dansent (L'Avenir.net)

Publié le 21 août 2009 à 10:00


Que connaître de la ducasse d’Ath quand on n’en sait très peu, voire rien du tout ? Et quand faut-il y aller prioritairement ?

Il faut savoir d’abord que la ducasse est d’origine médiévale et religieuse. Une procession célèbre la construction de l’église Saint-Julien (et sa dédicace d’où le mot « ducasse »), le dimanche à proximité de la fête de saint Julien de Brioude.

Des scènes bibliques ou de la Légende dorée sont présentées. Le cortège est constitué de scènes prises en charge par la commune, la paroisse et les confréries.

Le premier géant, le cheval Bayard, fait son apparition en 1462-1463. Goliath est attesté en 1481 (au moins) et le combat avec David apparaît dans les comptes urbains en 1487.

Peu à peu (XVIe – XVIIIe siècles), la vocation religieux s’estompe au profit de la recherche d’effets spectaculaires. Le Conseil de Régence donne une femme à Goliath en 1715. Le couple tend, dès lors, à devenir la représentation emblématique de la ville. Dès cette époque, le Philistin et sa femme sortent le samedi et accompagnent les autorités communales aux vêpres.

Lors de la Révolution française, les Jacobins mettent le feu à ces symboles de l’ancien régime le 28 août 1794. En 1804, la procession reprend vie et en 1806-1807 les géants renaissent sous les doigts du sculpteur Emmanuel Florent.

Dès 1819, la procession devient un cortège laïc évoluant sous l’influence des idées du XIXe siècle (exotisme, nationalisme belge, affirmation de l’histoire locale,…)

Après la deuxième guerre mondiale, des éléments anciens réapparaissent : le cheval Bayard (1948), saint Christophe (1976) et les chevaux Diricq (1981).

Au cours des années 60-70, la fête souffre d’une certaine désaffection : les figurants manquent, des tracteurs remplacent les chevaux de trait dans le défilé. Un groupe de jeunes Athois s’en inquiète et décide de revaloriser le cortège. En 1981, les festivités du 500e anniversaire du géant Goliath connaissent un succès populaire considérable qui n’a plus connu la moindre ombre depuis.