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Déc 05

Warneton (Comines-Warneton) – Ce samedi, la 50ème des Mountches (L'Avenir.net)

Publié le 5 décembre 2009 à 10:00
Par Marie-France Philippo


Samedi, à la tombée du jour, saint Nicolas et les chars du cortège des Mountches  déambuleront dans les rues. Pour la cinquantième fois ! Sous sa forme actuelle, la fête est née en 1959, pour se remémorer l’époque où Warneton possédait une abbaye. En 1138, les chanoines se soumettent à l’autorité de saint Nicolas d’Arrouaise. Réalité ou légende, le 6 décembre, ils honorent leur saint patron et, à dos d’âne ou de mulet, parcourent les ruelles en distribuant des pains, des gâteaux et des friandises aux enfants.Les siècles passent ; les guerres et la Révolution française ont raison de l’antique abbaye, détruite jusqu’à la moelle, mais qui continue à hanter l’esprit des Warnetonnois.

Des documents rapportent qu’avant la guerre 14-18, une procession avait lieu le 5 décembre, quel que soit le jour. Sur son cheval, saint Nicolas parcourait les rues et distribuait des oranges. Il était accompagné de quelques musiciens, pompiers et enfants de l’école des garçons. Les années de guerre marquent une pause. Mais, dès 1921, il reprend ses sorties au milieu des baraquements. Ce rituel est arrêté durant la deuxième guerre mondiale, pour renaître à la fin du conflit.
Il faut attendre 1957 pour qu’une impulsion la transforme en une grande fête populaire.

Elle est donnée par les membres de l’Harmonie Royale de Warneton et leurs amis, Roger Parez, Albert Heughebaert, Louis Pollet, Louis et Jacques De Simpel et Joseph Van Windekens. Les bases sont établies : un saint Nicolas cavalier, la traditionnelle couque relative au saint, les musiciens de l’Harmonie et les pompiers.
En 1958, sur une idée de Louis De Simpel, sa future épouse, Irénée Castryck, confectionne les premiers costumes de Mountches afin d’habiller les porteurs de la couque. Le modèle est celui d’une vieille cape que portaient les facteurs du début du siècle pour se protéger des éléments climatiques. Le blanc s’impose, car les religieux étaient surnommés les « moines blancs ».

Un grand cortège historique

En 1959, les responsables créent un comité sous la présidence de Joseph Van Windekens. Le Grand Mountche, géant de Ploegsteert à qui on a accroché une autre tête, sort pour la première fois.

L’Harmonie interprète « L’Canchon des Mountches » écrite par Paul Belpaire.
Au fil des ans, le cortège s’étoffe d’un char évoquant l’abbaye et animé par les « Vi Mountches », d’un char des moines, du géant de Warneton, etc. En 1961, le comité décide de procéder à un jet de figurines du balcon de l’hôtel de ville.

En 1971 est introduit le brûlage du Mountche, élément emprunté aux gilles de Wasmes ; faisant référence au brûlage de la bosse liée aux traditions des gilles. Depuis, la fête n’a cessé de prendre de l’ampleur, mais l’ambiance est toujours aussi bon enfant !