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Avr 07

Hazebrouck – Char de l'agriculture : une bonne moisson

Publié le mercredi 30.03.2011 à 14:00
Par Thomas Pruvost – Photo L’Indicateur des Flandres

 

Voici la nouveauté du cortège 2011, en terme de char

Depuis son arrivée dans le fauteuil de maire, Jean-Pierre Allossery souhaite retrouver dans le cortège de la mi-Carême les anciens chars qui défilaient jadis, laissés à l’abandon ensuite.

Après le char de Noix en 2008, le Hoop en 2009 et le Textile l’an passé, les menuisiers et peintres des ateliers municipaux se sont attelés au char de l’agriculture, dont sa dernière sortie remonte à 1984.

De A à Z

Il n’a pas été question de restauration, ni de rénovation. Mais bel et bien de reconstruction, ayant été complètement refait de A à Z.  » On a dû le refaire complètement, y compris la remorque car il ne restait que quatre planches pourries », commente Pierre Théry, bénévole et passioné de l’histoire des cortèges de la mi-Carême à Hazebrouck ; « je suis tombé dedans quand j’étais petit… ».
Une fois la remorque à quatre roues avec essieux freinés – car la municipalité veut une traction hippomobile – achetée à un agriculteur d’Oxelaëre, les menuisiers ont pu travailler dessus. La structure est identique à l’ancienne. On y retrouve à l’avant des ruches réalisées avec de la paille naturelle.
Aussi, on retrouve sur le char de la paille de seigle, du blé, de l’orge, de l’avoine, du maïs. « Pour le blé, on a dû aller le couper début juillet dernier, avant le passage des moissonneuses-batteuses… », confie l’employé municipal, en charge de la conception du char. Un char qui met en avant une culture céréalière « avec tout ce qui se rapporte à la moisson », confie Pierre Théry, qui a réalisé lui-même les esquisses pour redonner vie à ce char. Y figurent bien évidemment une faux, une fourche à deux dents utilisée pour charger les moyettes. Les dimensions ont également été revues. En hauteur, on passe de 4,5 m à 4 m, car « il faut bien passer sous les ponts », nous explique-t-on. De ce fait, la charrette normalement située en haut du char n’apparaît plus. Elle est remplacée par un tarare, vieux d’un siècle ! Si la largeur reste identique à son origine, la longueur a quelque peu évolué : quatre-vingt centimètres supplémentaires, nécessaires pour donner un nouveau look à la maison, située à l’arrière du char. Celle-ci a été confectionné en torchis, avec un toit de chaume. Le tout, joliment décoré de peinture par les professionnels des ateliers municipaux. Bref, le septième char du cortège est fin prêt, ou presque… « Un char, c’est un travail d’art qui évolue », lâche Pierre Théry. Vendredi matin, le char de l’agriculture n’était pas totalement terminé, ayant « encore quelques trucs à faire ». Comme quelques coups de pinceaux à donner, quelques accessoires et supports à installer. L’aboutissement de plus de deux